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4e_session

CR de la partie du 18 décembre 2017

Résumé de la partie

Jour J+9 : Rencontre avec les Batiris

Au Camp des Justes. Et bien non, les Batiris du clan des phacochères ne sont pas les timides gobelins effarouchés que nous pensions. La preuve ? Sept d’entre eux se sont décidés à nous attaquer depuis l’orée de la forêt. Nous échangeons quelques insultes et quelques baffes… ils flanchent rapidement mais réussissent néanmoins à nous surprendre avec la charge furieuse d’un huitième larron monté sur son tricératops… et cette sale bête vicieuse a beaucoup de cornes !

Deux survivants s’enfuient vers leur village en sonnant furieusement de la trompe d’alarme. Nous sommes peu désireux de tailler la bavette avec une horde de gobelins anthropophages, surtout s’ils amènent leurs animaux de compagnie, nous décidons donc de prendre le large. Les canoës sont mis à l’eau, le matériel est promptement chargé et nous ramons de nouveau avec l’entrain joyeux d’une bande de scouts en goguette.

Pour la suite des événements, notre plan est simple : remonter le fleuve jusqu’à la première cataracte, camper pour la nuit puis, au matin, faire le portage des canoës pour dépasser les rapides et les chutes. Aucun incident à signaler pendant notre périple si ce n’est que nous sommes de nouveau survolés par un vol de Terreurs haut dans le ciel et que ça commence à nous porter sur les nerfs.

Jour J+10 : Marinade de demi-orque sur son coulis de miel vinaigré

Après une bonne nuit de sommeil réparateur, nous commençons le laborieux travail de portage. Alors que nous sommes aux pieds des cataractes, Prut sonne l’alerte. En effet, il a entendu des cris de demoiselle en détresse provenant de la jungle qui surplombe les chutes d’eau. Il va s’enquérir de l’origine de ce tumulte accompagné d’Elyaswë et de Prune.

Pendant que nos trois lascars crapahutent dans la jungle (bon… techniquement, Prut ne crapahute pas des masses étant donné qu’il utilise ses bottes de vol et qu’il est invisible), Eku, Erevan, Olga et Sandro sécurisent le camp. Olga est d’ailleurs obligée de faire le coup de feu avec une Terreur qui s’approchait dangereusement des canoës. Vu de près, la créature est aussi repoussante qu’on pouvait l’imaginer : une sorte d’hybride de ptérodactyle du plus mauvais effet.

Prut finit par repérer la clairière d’où proviennent les cris de détresse. Il y a là une demi-orque ligotée à un poteau de torture et trois gobelins affairés à l’enduire de miel ce qui ne manque pas d’attirer toutes les abeilles qui se baguenaudent dans le coin. Elyaswë et Prune se débarrassent promptement des gobelins, tandis que Prut arrose copieusement la prisonnière de vinaigre afin de la débarrasser de son miel et de repousser les abeilles. Nous capturons un gobelin pour l’interroger et nous libérons la prisonnière.

La dame nous explique s’appeler Undrill, être une messagère de l’Ordre du Gantelet, avoir joué de malchance dans le choix de ses guides et plus encore dans ses rencontres fortuites avec les Batiris (d’ailleurs, nous trouvons les corps de sept des adversaires qu’elle a terrassé avant de succomber sous le nombre ; une trentaine d’individus d’après la demi-orque). Dans la bataille, elle a perdu tout son équipement et, surtout, un message d’importance qu’elle devait remettre au commandant du camp Vengeance. Bref, elle est sacrément dans la merde et nous prie instamment de l’aider.

Nous rentrons au camp et tenons un conseil de guerre. Faute de traducteur, l’interrogatoire du gobelin tourne court ; nous mettons donc fin à sa misérable existence d’anthropophage malfaisant. Bien sûr, nous décidons d’aider Undrill, nous la rééquipons sommairement et nous nous lançons à la poursuite de ses assaillants. La garde du camp est confiée à Eku et Sandro.

Elyaswë n’a aucune difficulté à retrouver et à suivre la piste des Batiris ; les traces sont nombreuses et cheminent sur un sentier clairement marqué dans la forêt. En revanche, nous sommes surpris de découvrir que les cadavres des gobelins tués par Undrill ont été déplacés et suspendus dans des cages en osier accrochées aux arbres. Il y a quelque chose de dérangeant dans cet arrangement mais nous n’avons pas de temps à perdre à nous interroger vainement sur les mœurs étranges des gobelins et nous poursuivons notre chasse.

La piste était trop facile à suivre… Ces satanés gobelins sont vraiment retors ! Ils ont laissé des traces conduisant directement dans un piège que nos deux éclaireurs elfes évitent de justesse : une fosse emplie de morts-vivants dissimulée sous les feuillages. Nous avons à peine le temps de nous remettre de cette mauvaise surprise que, surgissant de nul part, une créature nous assaille.

J’ignore le nom de cette chose mais c’est définitivement un mort-vivant. De son vivant, c’était sans doute une sorte de grand singe avec quatre bras et beaucoup trop de griffes et de dents pour être honnête. Le combat est bref mais intense. D’ailleurs Erevan et Prune y laissent quelques plumes. Sans les bons soins d’Olga, nous ne serions pas en mesure de reprendre la route immédiatement.

Finalement, nous parvenons au village Batiri. Nous nous cachons dans l’épaisse végétation de la jungle pour mieux observer notre cible. C’est un campement composé d’une dizaine de tentes au coeur d’une clairière. Nous estimons que la tribu est composée d’environ 60 à 80 gobelins. Au centre du village, il y a une tente plus richement décorée que les autres, sans doute celle du chef de la tribu. Nous soupçonnons que c’est la que se trouve le matériel d’Undrill…

4e_session.txt · Last modified: 2017/12/20 22:47 by alban